Numéros d’identification utilisés sans consentement : ce que RESPIRE-Haïti a découvert et ce que vous devez savoir

RESPIRE-Haïti a découvert, au cours de ses propres vérifications, que les numéros d’identification nationale unique (NINU) de plusieurs de ses dirigeants apparaissent déjà associés, sur la plateforme du Conseil Électoral Provisoire (CEP), à une autre structure politique sans qu’aucun d’entre eux n’ait donné son accord. Le Parti a saisi formellement le CEP le 1er septembre 2026 et exige des mesures immédiates.

Le contexte : pourquoi 30 000 membres ?

Depuis la publication du décret électoral du 2 juin 2026, tout parti, groupement ou regroupement de partis politiques doit soumettre au CEP une liste d’au moins 30 000 membres, adhérents ou sympathisants pour pouvoir présenter des candidats aux élections à venir (article 130). Sur les 316 partis initialement enregistrés, seules 105 structures, 88 partis et 17 regroupements ont survécu à la fusion imposée par la date-limite du 14 août.

Le décret prévoit lui-même un mécanisme de vérification : selon l’article 133, le CEP transmet chaque liste au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, qui la fait contrôler par l’Office National d’Identification (ONI) pour écarter les doublons et les numéros invalides. Ce garde-fou existe précisément parce que le risque est réel : la presse haïtienne a déjà documenté, indépendamment de ce dossier, des cas de numéros d’identification captés et réutilisés à l’insu de leurs titulaires. Début septembre, seule une fraction des 105 structures politiques avait réussi à soumettre sa liste sur la plateforme du CEP signe que le processus reste fragile.

Ce que nous avons constaté

L’anomalie a été repérée directement sur le terrain : lors d’une tentative d’inscription d’un cadre du Parti sur la plateforme officielle du CEP (delidoc.gouv.ht), le système a renvoyé le message suivant : « Citoyen déjà inscrit à un parti politique! » alors que la personne concernée n’avait jamais rejoint aucune autre formation politique.

Cette découverte a conduit RESPIRE-Haïti à vérifier l’ensemble de son Directoire national et de ses membres fondateurs. Résultat : les numéros d’identification de dix (10) cadres apparaissent déjà associés à une autre structure politique sur la plateforme du CEP. Plus grave, cette situation toucherait jusqu’au Coordonnateur Général du Parti, Mathieu Achille le plus haut responsable de l’organisation.

Notre démarche auprès du CEP

RESPIRE-Haïti a adressé une correspondance officielle au Président du CEP, Monsieur Jacques Desrosiers (Réf. DN/SG-0030-26), déposée le 1er septembre 2026 et reçue par le Conseil le 3 septembre 2026. Le Parti y exige la vérification immédiate des enregistrements concernés et leur rectification.

Ce que nous demandons

RESPIRE-Haïti exige :

RESPIRE-Haïti exige :

  • La vérification et la correction sans délai des enregistrements irréguliers touchant son Directoire national ;
  • La mise en œuvre pleine et transparente du mécanisme de contrôle prévu à l’article 133, pour l’ensemble des 105 structures politiques agréées ;
  • La création par le CEP d’un système simple et accessible permettant à chaque citoyenne et citoyen de vérifier si son nom figure sur une liste de 30 000 adhérents et d’en demander le retrait immédiat en l’absence de consentement.

Si vous pensez être concerné(e)

À ce jour, aucun outil de vérification en ligne accessible au grand public n’existe, c’est précisément ce que RESPIRE-Haïti demande au CEP de mettre en place. En attendant, toute personne qui soupçonne que son numéro d’identification a pu être utilisé sans son accord peut s’adresser directement à l’Office National d’Identification (ONI), qui a déjà indiqué recevoir ce type de signalement, ou contacter notre Unité de Communication à respirehaiti2703@gmail.com ou + 509 33854725

RESPIRE-Haïti réaffirme son attachement à un processus électoral libre, transparent et sécurisé pour l’ensemble des partis politiques et des citoyennes et citoyens haïtiens. Le Parti continuera de suivre ce dossier avec la plus grande vigilance et informera le public de toute évolution.

Pou Ayiti ka respire.

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